L’ange de l’histoire

 L’ange de l’histoire (Rakonto, février 2019) vous fait écouter les voix de Stéphane Dupont, pour la lecture des textes de Walter Benjamin, et de Marie-Anne Lebois, Marie-Josée Vanvaerenbergh, Emerence Lambrichts et Michel Chaucheprat, pour les témoignages.

Les textes de Benjamin sont extraits de ses Thèses sur le concept d’histoire, in Écrits français, Folio essais, éditions Gallimard, 2003.

Le générique et les ponctuations musicales ont été créées par Jean-Jacques Nyssen à partir de It’s a long, long way to Tipperary (Jack Judge-H. Williams), interprété par l’American Quartet, Victor 17639-A, enregistré en novembre 1914 (licence CC : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/legalcode.fr ; lien : https://archive.org/details/SONGSOFWORLDWARI-NewTransfer/02.ItsALongLongWayToTipperary.mp3).

Les vieux succès français de l’époque 1910-1915 clôturent le docu sous la forme d’un pot-pourri chanté par Annette Lajon et Réda Caire, orchestre dirigé par Victor Alix, Pathé-Marconi 1937 (domaine public).

Écouter « l’ange de l’histoire »

Au départ, il s’agissait d’évoquer la guerre 1914-1918 à travers les témoignages, non pas des survivant.es (il n’y en a plus), mais de leurs enfants et/ou petits-enfants, dans la mesure où ces dernier.es avaient entendu ou recueilli les témoignages de leurs parents. Ce faisant, nous nous placions d’entrée de jeu sur le terrain, non pas du documentaire historique « scientifique », mais sur celui, bien plus mouvant, de la mémoire, de la transmission de récits et d’expériences et de réalités et, en définitive, du rendez-vous entre les générations, entre les mort.es et les vivant.es.
L’objectif est-il atteint ? Peu importe, car il appartient à qui écoutera le documentaire d’écrire son propre récit et de lui donner – ou pas – un sens.
Cinq personnes (Marie-José, Gilberte, Emerence, Marie-Anne et Michel) ont été interviewées, sans prétention aucune d’objectivité. Elles racontent leurs parents, la guerre – la première, la deuxième, toutes les guerres – et le « progrès ». Nous avons également convoqué Walter Benjamin et ses Thèses sur le concept d’histoire, son dernier texte parce que, précisément, il parle de tout cela.

 

Services

Nous avons plus d’une onde à notre spectre et pouvons :

  • réaliser des capsules sonores pour illustrer vos projets (documentaires, portraits, interviews…) ;
  • organiser une écoute collective ;
  • réaliser des animations pédagogiques autour de nos supports sonores ;
  • assurer des traductions du français vers l’espagnol et vice-versa pour vos documents culturels ;
  • rédiger tout type de document, relire et éditer.

1919 – 2018 : que reste-t-il de nos mémoires ?

Que reste-t-il, dans nos mémoires, celles de nos mémés et de nos pépés, que reste-t-il des récits ou des silences qui suivirent la guerre de 14-18 ? Que faut-il retenir du passé ? Que faut-il en transmettre ? A quoi sert la mémoire ? Et ce monde, aujourd’hui disparu, pétri d’une foi béate dans le progrès et l’avenir, nous est-il fondamentalement étranger ? Pouvons-nous encore entendre et nous reconnaître dans ces histoires, nous pour qui les guerres sont si lointaines, éloignées à la fois dans l’espace et dans le temps ?